Chez l'homme

Urétrite (IST = Infections Sexuellement Transmissibles)

Elles sont en recrudescence, et se manifeste par des brûlures lors des mictions, parfois un écoulement purulent ou translucide au niveau de l'urètre et surviennent après un rapport sexuel non protégé. Les germes les plus fréquemment retrouvés sont

  • Chlamydia,
  • Gonocoque,
  • Trichomonas.

Le traitement antibiotique doit être prescrit aux deux partenaires sexuels et sera adapté en fonction du germe retrouvable sur un prélèvement urétral ou sur un ECBU du premier jet d'urine.

Les sérologies des autres IST comme l'hépatite B et C et le VIH devront être vérifiées.

Orchyépididymite et orchite

L'orchyépididymite est une infection bactérienne qui touche l'homme jeune (MST le plus souvent) et le sujet plus âgé (germes urinaires), qui se présente comme une douleur parfois brutale du testicule avec un œdème, une rougeur de l'épididyme.

La torsion du testicule, en est le principal diagnostic différentiel.
Le traitement se fera donc par une antibiothérapie adaptée selon le contexte et la gravité de l'infection, du repos et une suspension testiculaire.

Elle doit durer au minimum 15 jours, mais un traitement d'un mois et le plus souvent nécessaire.

La complication d'une telle infection est l'abcédation, avec rarement une fonte purulente du testicule, mais surtout des risques d'infertilité du testicule touché, d'où l'importance de recevoir un traitement efficace dans les plus brefs délais

Prostatite aigue et chronique

La prostatite aigue se définit par une infection de la prostate, avec des signes d'irritation urinaire, de la fièvre souvent supérieure à 39°C et des frissons. Elle peut s'accompagner de dysurie voire de rétention aigue d'urines qui nécessite la pose d'un cathéter dans la vessie à travers le peau du pelvis (cathéter sus pubien).

Le traitement antibiotique de 3 à 6 semaines est la règle.

La prostatite chronique est plus difficile et se traduit cliniquement par un florilège de signes type

  • pollakyurie,
  • dysurie intermittente,
  • douleurs urétrales,
  • douleurs périnéales surtout en position assise.

Les examens biologiques et radiologiques sont peu contributifs.

Des traitements d'épreuves sont souvent proposés afin de soulager le ou les symptômes, mais il n'existe pas à proprement parler de traitement étiologique bien défini.